• Larve de hanneton ou larve de cétoine ?


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    • Envoi de Serge

      Bonjour les écolos!

      Au lieu d'être bien sagement regroupées en grappe serrée au fond de la 
      ruche à attendre le printemps, mes abeilles sont dehors et semblent 
      encore rentrer du pollen ! Je leur donne de temps en temps une cuillère à 
      soupe de candi(sucre) que je place sur la plage d'envol. Elles adorent 
      car actuellement elles ne trouvent plus de nectar et elles économisent 
      le miel qu'elles ont stocké en haut de la ruche. A cette époque de 
      l'année, elles sont plus grosses que pendant l'été car elles vont vivre 
      plus longtemps pour assurer la relève au printemps.

      La nuit, toutes se regroupent dans le coin le plus isolé de leur maison, 
      autour de leur reine et du couvain (nymphes de leurs sœurs) et elles 
      agitent leurs muscles du dos pour créer  la chaleur nécessaire à leur 
      développement. On sent cette chaleur, localisée, en promenant le dos de 
      la main sur une paroi de la ruche.

      J'ai calfeutré tout les espaces qui pourraient créer des gros courants 
      d'air défavorables. Elles l'avaient déjà fait en partie avec de la 
      propolis, ciment résine naturel que les abeilles fabriquent pour 
      entretenir l'espace de leur ruche. Boucher les fentes du bois, momifier 
      les animaux morts dan la ruche, lutter contre les bactéries et 
      champignons, diminuer l'orifice d'entrée pour éviter les intrusions 
      intempestives. A chaque utilisation correspond une composition 
      différente de propolis. Ainsi pour boucher des trous, c'est un ciment 
      ordinaire, mais pour momifier les cadavres la propolis contient des 
      antiseptiques et antifongiques efficaces qui protègent des infections. 
      La pharmacopée utilise cette matière dans beaucoup de préparations.

      Voilà ! il faut maintenant attendre février pour entreprendre la grosse 
      opération qui m'angoisse un peu ! Il s'agit d'ouvrir tout mon échafaudage 
      non conforme aux règles! Diviser en coupant les différentes parties 
      occupées par les rayons construits anarchiquement, trouver la reine, 
      l'isoler avec une partie des abeilles dans une autre ruche plus 
      standard, placer le couvain dans une troisième ruche dans laquelle 
      j'espère que certaines abeilles vont continuer à l'entretenir et créer 
      une nouvelle reine. La ruche actuelle ne sera pas abandonnée, elle sera 
      laissée en l'état privée d'une partie de sa population, avec encore 
      quelques rayons habités et là aussi, l'abeille noire est capable de 
      créer une nouvelle reine en alimentant à la gelée royale une alvéole de 
      nymphe.

      Quel programme !

      Je vous tiendrai au courant!

      Bzzz....!!

       
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  • Atelier du 1er décembre 2018

    Petit tour de chauffe au jardin pour faire l’état des lieux !

    Les boutures réalisées il y a 3 semaines sont en bonne forme : des petites pousses apparaissent sur les buddleias, les rosiers, les seringats, les solanums…

    Les plans de soucis, physalis, plumbago , amarante et les iris ont été plantés

    dans les haies ou dans les caisses.

    Petite toilette des vivaces (topinambour, hysope, estragon…) avec récupération

    des graines.  

    Le roto fil a eu du travail car l’herbe bien arrosée par les pluies successives était haute ! Il a dû éviter les plants de blettes qui s’étaient échappés dans les allées !  

    Toute cette verdure collectée a été déposée en couche sur les lasagnes et les caisses de culture .

    Elle enrichira le sol en azote autour des pommes de terre  « de Noël »

    ,des blettes, et des fèves qui pointent.

    Un petit bémol à cette belle matinée au jardin : notre portail a subi des

    « sévices » et demandera réparation.


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    Fête de l’arbre de Lagrasse le 2 décembre

    cover

    La troisième édition de la fête de l’arbre à Lagrasse se tient le Dimanche 2 décembre.
    La librairie L’An Demain y sera à nouveau, avec un stand de livres consacrés, entre autres,  à l’arbre, à l’agroforesterie, au sol vivant, à la permaculture…..

    Mais la raison principale de se rendre à Lagrasse ce dimanche, c’est d’abord les pépiniéristes exceptionnels, une ambiance chaleureuse, et  des conférences et démonstrations passionnantes …

    Cette année, la thématique principale est
    « La vie des sols » 

     

     

    programme-1

    programme-2

     

    pourquoi

     


  • Le jardin des Fraternités ouvrières, un petit paradis de permaculture - et de partage



    À Mouscron, en Belgique, Gilbert Cardon cultive son jardin en permaculture depuis 50 ans. Il a rassemblé autour de lui un groupe de jardiniers et de jardinières, devenu l’association Les Fraternités ouvrières. Les bénévoles partagent leurs savoirs et les 6.000 variétés de semences de leur grainothèque avec plus de 3.000 adhérents.

    • Mouscron (Belgique), reportage

    La façade de la maison mitoyenne de Gilbert et Josine ne peut être plus banale et discrète au pays de la brique. Pourtant, après avoir longé une bibliothèque composée de 2.000 ouvrages et traversé une pièce, dont les murs sont recouverts sur toute leur hauteur par des étagères remplies de sachets de graines, une petite porte mène à un jardin extraordinaire. 1.800 m² de végétation luxuriante, où l’on ne distingue plus les pommiers des poiriers, les figuiers des pêchers et les châtaigniers des noyers. 4.000 espèces de légumes poussent à leurs pieds ainsi qu’un tas de plantes sauvages comestibles. On compte pas moins de 650 variétés de pommes et l’équivalent d’une espèce d’arbres ou d’arbustes fruitiers au mètre carré !

    Les grands principes de la permaculture y sont appliqués, pour travailler avec la nature et non contre elle : pas de labour ni d’enfouissement de matières, aucun arrosage sauf pour les serres couvertes, aucun engrais extérieur, aucun traitement, ni chimique ni bio, les fruitiers sont taillés en vert l’été et tous les déchets de tailles retournent au sol, les semis sont faits en serre froide et le sol est autant que possible couvert en permanence.

    « Le fondement de la permaculture est le partage, avec les gens avant tout, et avec la nature, les vers de terre, les oiseaux… » 

    La permaculture n’est pas seulement pour Francis, l’un des bénévoles, « une façon de cultiver mais une façon de vivre », notamment en consommant le moins possible de matières premières. Pour Gilbert, « le fondement de la permaculture est le partage, avec les gens avant tout, et avec la nature, les vers de terre, les oiseaux… il y en a pour tout le monde ! »« Quand les gens me disent ne pas vouloir planter de cerisier parce que les oiseaux vont tout manger, je leur réponds d’en mettre un deuxième ! »

    « Au plus il y a de variétés de plantes, au plus il y a d’espèces d’animaux », explique Gilbert, et inversement. Au détour d’une conversation, Josine insiste sur l’importance « du monde du vivant dans le sol et l’autofertilisation ». C’est encore plus vrai quand différents biotopes cohabitent, ajoute Francis : « Dans le jardin, il y des mares, des sous-bois, des zones plus éclairées, etc., ce sont dans les zones frontières entre ces biotopes qu’il y a le plus de biodiversité ». Ce sont aussi ces espaces qui l’émerveillent le plus : « Les fruitiers complètent le potager, l’un protège l’autre, les arbres protègent les légumes du vent… »

    Mais le jardin est avant tout un petit paradis pour les êtres humains. « Quand on peut se promener entre les arbres, on se sent mieux », raconte Josine avant de s’indigner : « Les plus pauvres, on les met dans des cagibis, sans un carré d’herbe pour faire pousser un pissenlit, c’est les conditions les plus défavorables. » Gilbert, lui, dénonce les prix excessifs du bio : « C’est un mois de salaire pour acheter un kilo de carottes !ironise-t-il, les pauvres peuvent seulement manger de la merde. C’est inadmissible ! »

    « Les OGM et les hybrides, ça rejoint le fascisme. C’est une tentative d’arrêter l’histoire, de bloquer la vie » 

    L’octogénaire cultive quasiment seul son jardin pour sa consommation personnelle, une seule personne vient l’aider quatre fois par semaine. Les bénévoles sont appelé·es en renfort pour conseiller les acheteu·ses de la grainothèque. Chaque jeudi, l’association ouvre ses portes, et propose à la vente des semences, par le biais d’un groupement d’achat. Elles sont 10 à 20 fois moins chères qu’ailleurs, car les graines sont achetées en gros et mises en sachets par les bénévoles. Les petites mains sont même appelées pour transformer les enveloppes reçues dans leurs boîtes aux lettres en emballages.

    La grainothèque.

    Les nombreuses variétés de semences, dont 950 tomates différentes, attirent des curieuses du monde entier, raconte Francis. La plupart des variétés sont anciennes, et sont celles qui se vendent le plus. Étant formée en groupement d’achat, leur activité n’est pas illégale vis-à-vis du catalogue officiel. Ce catalogue est une aberration qui balaye les années de travail et de transmission des paysans, considère Gilbert, et qui valorise les recherches longues et coûteuses d’ingénieur·es en agrobiologie dont les objectifs ne sont que commerciaux. « Les OGM et les hybrides, ça rejoint, pour moi, le fascisme. C’est une tentative d’arrêter l’histoire, de bloquer la vie. »

    Gilbert, longtemps ouvrier, accorde toute son importance au travail manuel. C’est par la pratique que l’on acquiert le savoir et en créant de ses mains que l’on se satisfait de son ouvrage. Les connaissances tirées de ses 50 ans d’expérience, il les partage à travers des cours de jardinage. Tous sont gratuits et sans inscription, mais la salle est souvent bondée ! Le jardin peut aussi être visité librement tous les jeudis après-midi.






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